Qu'est-ce que l'Institut Eléazar ?
L'Institut Eléazar, qui n'est pas un ordre initiatique, rassemble dans l'indépendance des hommes et des femmes de désir soucieux d'étudier en toute liberté l'oeuvre de Martines de Pasqually (1710 ?-1774) et de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803).
Ce blog de l'Institut Eléazar est principalement consacré à l'actualité du martinisme : publications, études, découvertes, manifestations...
Ce blog complète le site officiel de l'Institut Eléazar : www.institut-eleazar.fr
lundi 17 mai 2010
Les conférences particulières de Sagi Nahor
mercredi 10 février 2010
Colloque du tricentenaire de Martines de Pasqually : 18 et 19 septembre 2010 à Marseille
Maître spirituel de Louis-Claude de Saint-Martin, de Jean-Baptiste Willermoz et de quelques autres émules réunis par lui dans l’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’Univers, Martines de Pasqually (1710 ?-1774) est une figure essentielle de l’illuminisme. A ce titre, il a marqué le XVIIIe siècle et il continue de marquer le nôtre. Il n’en échappe pas moins partiellement à l’histoire et aux historiens et reste pour les meilleurs de ses biographes le Théurge inconnu.
A l’occasion du tricentenaire supposé de sa naissance, des spécialistes de sa vie et de son œuvre, historiens, philosophes, théologiens, théosophes, se proposent d’essayer de répondre ensemble à la question que beaucoup se posent : qui était Martines de Pasqually ?
Ce colloque est organisé par L’Institut Eléazar et
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Au programme du samedi 18 septembre :
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9h00 : Accueil
9h30 – 9h45 : Ouverture de colloque par Serge Caillet.
9h45 – 10h15 : Michelle Nahon, Martines de Pasqually : éléments biographiques.
10h15 – 10h45 : Bruno Marty, L'illuminisme et les courants de « curiosité » en Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles.
10h45 – 11h00 : Pause
11h00 – 11h30 : Roger Dachez, La franc-maçonnerie française au temps de Martines de Pasqually.
11h30 – 12h00 : Questions/réponses.
12h00 – 14h00 : Pause déjeuner.
14hOO : Accueil.
14h15 – 14h30 : Présentation de l’après-midi par Serge Caillet.
14h30 – 15h00 : Christian Marcenne, Martines de Pasqually militaire.
15h00 – 15h30 : Simon Babayan, Martines de Pasqually : un judéo-chrétien au XVIIIe siècle ?
15h30 – 15h45 : Pause.
15h45 – 16h15 : Jean-François Var, Sacerdoce du Christ : sacerdoce primitif selon Martines de Pasqually et sacerdoce des baptisés.
16h15 – 16h45 : Serge Caillet, Martines à l’œuvre dans la chose : l'Ordre des élus coëns.
17h00 – 17h30 : Questions/réponses.
Fin de la première journée.
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Au programme du dimanche 19 septembre
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9h00 : Accueil.
9h30 – 9h45 : Présentation Serge Caillet.
9h45 – 10h15 : Dominique Clairembault, Louis-Claude de Saint-Martin à l’école de Martines de Pasqually.
10h15 – 10h45 : Jean-Marc Vivenza, Jean-Baptiste Willermoz à l'école de Martines : genèse du Rite écossais rectifié.
10h45 – 11h00 : Pause.
11h00 – 11h45 : Questions/réponses et débat entre les intervenants.
11h45 – 12h00 : Conclusions et clôture du colloque : Martines de Pasqually, quel message pour notre temps ?
12h00 : Fin du colloque et apéritif dinatoire.
mercredi 20 janvier 2010
Le rituel de l'Ordre martiniste de Téder
Faute d’un « original » que l’on rechercherait en vain, et pour cause, sous la plume de Louis-Claude de Saint-Martin, point de rituel martiniste, au sens où on l’entend généralement, qui exclut par conséquent les rituels de l’Ordre des élus coëns, avant la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire avant la fondation de l’Ordre martiniste par Papus, en 1887-1891. Un premier rituel, de forme simple, a été diffusé par Papus lui-même, premier grand maître, dans les Cahiers de l’Ordre réservés aux loges régulières et aux initiateurs (réédités en fac-similé par Robert Amadou, dans les Documents martinistes, n° 14, Paris, Cariscript, 1980). On le retrouve en 1895, dans le Lucifer démasqué de Jean Kostka, autrement dit Jules Doinel, qui avait puisé à la meilleure source.
Dans le fonds Papus conservé à
Avant la Grande Guerre, Charles Détré, dit Téder, adjoint de Papus, publie à son tour un Rituel de l’Ordre martiniste dressé par Téder … sous la direction du Suprême Conseil (Dorbon aîné, 1913). Le voici réédité par les Editions de la Tarente www.latarente.com, qui font ainsi œuvre utile. Ce nouveau rituel martiniste, tout à fait officiel, et d’ailleurs rendu obligatoire à compter du 3 août 1913, diffère radicalement des précédents, du moins des précédents rituels de langue française. Car il correspond en réalité à une version française du rituel américain rédigé par le Dr Edouard Blitz, et publié par celui-ci en 1896 ! Il est vrai qu’après avoir milité en vain auprès de Papus pour un retour aux sources, Blitz avait été contraint à l’indépendance, en 1902.
En 1913, d’autres temps étaient venus, qui semblaient donner raison au Dr Blitz. Car les sources «martinistes» du grand profès Edouard Blitz étaient maçonniques (ce pourquoi Jean Bricaud l’enrôlera un peu plus tard dans les ancêtres putatifs de sa lignée coën fictive, mais c’est une autre histoire). Si Blitz semblait avoir eu raison trop tôt, l’adaptation de son rituel était désormais de circonstance, à cause des négociations engagées entre Papus, au titre de l’Ordre martiniste, et Edouard de Ribaucourt, au titre de
Ce rituel, est-il bon ? est-il mauvais ? Il est en tout cas aussi éloigné que possible du projet initial de Papus et, par conséquent, de son premier rituel. Et il est aux antipodes de la pensée et de la pratique du Philosophe inconnu, ai-je besoin de le dire ? Mais il témoigne d’une orientation de l’Ordre martiniste, sous l’influence de Téder, qui en deviendra quelques années plus tard le grand maître, avant Jean Bricaud qui, sur ce point, lui restera fidèle. En contribuant à la confusion, ce rituel pose donc la question du rapport de l’Ordre martiniste avec l’Ordre maçonnique. Il pose la question et il y répond mal ! Car, en singeant la franc-maçonnerie, l’Ordre martiniste que Papus situait initialement en dehors de celle-ci, n’a rien d’autre à y faire qu’à perdre son identité en renonçant à ses spécificités.
Et pourtant, des rapports de bon voisinage, dans une union des cœurs orientés à l’esprit – à l’Esprit – n’en demeurent pas moins possibles, et même très souhaitables, dans le respect des différences, tandis que d’aucuns qui souhaitent conjuguer en leur intime initiation martiniste et initiation maçonnique verront naître ainsi les fruits d’un très heureux mariage.
Sous réserve d’en évacuer aussi l’« esquisse historique du rite » (pp. 19-21), sans le moindre fondement, ce rituel lui-même, en dépit d’une maçonnisation déplacée, est pourtant bien capable d’instruire par sa lecture. Il témoigne enfin d’une période, certes révolue, qui n’en fut pas moins capitale dans l’histoire de l’Ordre martiniste au temps de Papus et après lui.
Serge Caillet
mercredi 6 janvier 2010
Les Cahiers verts
Le dernier numéro (4, 2009) des Cahiers verts, organe du Grand Prieuré des Gaules, vient de paraître. Trois articles ont plus particulièrement retenu mon attention : « la science initiatique de l’homme » sous la plume de l’ami Jean-Marc Vivenza, qui correspond à une communication faite en 2008 lors d'un colloque en Avignon; un dossier sur le « haut et saint ordre » et une correspondante inédite de Guénon.
Qu’est-ce que le « haut et saint ordre » allégué dans certains textes du rite écossais rectifié ? C’est une société idéale. Rien d’une classe secrète, encore que d’aucune classe secrète (qui perd malheureusement son âme en s’affichant et se vulgarisant) n’y soit pas tout à fait étrangère. Rien non plus, c’est l’évidence, d’un ordre structuré, fut-il celui des élus coëns. Au vrai, le haut et saint ordre rejoint, à moins que ne l'y identifie, l’Eglise intérieure décrite par Lopoukhine et Eckartshausen, et
Alors qu’il vivait au Caire, René Guénon eut de nombreux correspondants – et informateurs, parfois quasiment dans le sens policier du mot. Nombreuses sont ses lettres publiées ou exploitées ces dernières décennies. Et il en reste encore beaucoup qui ne l’ont pas été, conservées dans des collections privées. Mais voilà que Michel Chazottes a eu la surprise de découvrir « par hasard » 93 lettres de Guénon à son ami provençal Tony Grangier, vendues par un marchand ignorant vraisemblablement tout de l’auteur. Michel Chazottes en a tiré la matière d’un article « René Guénon et
mercredi 30 décembre 2009
Vient de paraître : Martines de Pasqually, le théurge de Bordeaux

Dépositaire d’une tradition initiatique, qui l’apparente au judéo-christianisme primitif, comprenant une doctrine et une pratique théurgique, Martines de Pasqually (1710 ? - 1774), vécut à Bordeaux et mourut à Saint-Domingue.
Sommaire de l'ouvrage:
- L'esprit, l'intellect et l'âme ;
- Extraits de lettres (1766-1772) ;
- Réception d'apprenti, extraits ;
- Catéchisme de maître élu ;
- Explication secrète du catéchisme d'apprenti, compagnon et maître coëns,
extraits ;
- Statuts secrets des réaux-croix ;
- Travaux d'équinoxe.
Format 140 x 210 mm - 128 pages - 15 €